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Le Développement du Pouvoir d’Agir (DPA) : l’art de co-produire le changement

  • 14 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 avr.

Le Développement du Pouvoir d’Agir est une philosophie de l'action qui vise à permettre aux personnes de retrouver une influence sur ce qui est important pour elles. Inspirée notamment par les travaux de Yann Le Bossé, cette approche nous invite à ne plus appliquer une « recette à la lettre », mais à nous laisser inspirer par le contexte unique de chaque personne.


1. Un modèle pour passer à l'action

Le DPA s'appuie sur une analyse rigoureuse de la pratique professionnelle pour sortir de l'impasse. Le processus s'articule autour de quatre axes majeurs :

  • définir l'enjeu : identifier concrètement le sujet à traiter et ce qui doit changer pour que la situation s'améliore ;

  • identifier les acteurs : comprendre qui est concerné de près ou de loin, ainsi que les enjeux et le contexte de chacun ;

  • impliquer la personne accompagnée : elle doit être partie prenante tant dans la définition de sa problématique que dans la recherche de ses propres solutions ;

  • agir en contexte : se demander ce qui peut être tenté « ici et maintenant » et identifier la toute première étape possible.


2. La traque du concret : le secret du déclic

L'une des clés du DPA est la recherche constante du concret. Au lieu de rester dans des concepts flous, l'accompagnateur cherche à faire décrire des scènes précises : « C'était quand ? Il y avait qui ? Qu'avez-vous fait ou ressenti à ce moment-là ? ». Cette précision permet de transformer un ressenti général en un levier d'action réel.


3. Ajuster sa posture d'écoute avec le développement du pouvoir d'agir

Pour que ce pouvoir d'agir se développe, l'accompagnateur doit veiller à sa posture d'écoute active. Cela demande de mettre de côté ses propres jugements et émotions pour laisser l'autre s'exprimer pleinement.

Différentes attitudes peuvent alors être adoptées, chacune ayant un impact spécifique :

  • la reformulation, pour restituer fidèlement la pensée de l'interlocuteur ;

  • l'enquête, pour rechercher des informations précises, tout en veillant à ne pas être indiscret ;

  • le soutien, pour montrer sa compréhension, sans pour autant créer de dépendance ;

  • l'interprétation, pour faire émerger des éléments dont la personne n'a pas conscience.


Le DPA nous rappelle que notre rôle n'est pas de décider pour l'autre. En posant les bonnes questions — celles qui interrogent le changement désiré et les ressources disponibles — nous permettons à la personne de devenir l'architecte de sa propre solution.




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