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Juste proximité et regard positif : la recette (presque) secrète d’un accompagnement réussi

  • 25 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 avr.

Dans le métier de l’accompagnement socioprofessionnel, on nous parle souvent d’« empathie » et de « distance professionnelle ». Mais concrètement, sur le terrain, entre deux rendez-vous et trois dossiers complexes, comment cela se traduit-il ?


Chez BimBamJob, nous pensons que la réussite d'un parcours repose sur deux piliers fondamentaux : la juste proximité et le regard positif. Exploration d'une posture qui change tout.


1. Le regard positif : un moteur de changement

Beaucoup de personnes éloignées de l’emploi ont fini par intégrer les étiquettes qu’on leur a collées ( « sans diplôme », « senior », « longue durée »). Inspiré par les travaux de Carl Rogers, le regard positif inconditionnel consiste à accueillir la personne telle qu’elle est, sans jugement.

Adopter un regard positif, c’est décider de voir la « pépite » sous la couche de doutes. Ce n’est pas ignorer les difficultés, c’est parier sur les ressources. Quand un professionnel croit sincèrement en la capacité d’une personne à réussir, cette dernière finit souvent par lui donner raison. C’est l’effet Pygmalion au service de l’insertion !


2. La juste proximité : ni trop proche, ni trop loin

C’est le défi quotidien de tout travailleur social ou conseiller : trouver la bonne focale.

  • Le risque du "trop loin" : Une posture trop rigide ou administrative crée un mur. La personne ne se sent pas écoutée, la confiance ne s’installe pas, et l'engagement s'étiole.

  • Le risque du "trop proche" : Devenir une « éponge émotionnelle ». On porte les problèmes de l’autre, on veut faire « à sa place ». Résultat ? On s’épuise, et on empêche la personne de devenir autonome.

  • La solution : La juste proximité, c’est être un compagnon de route. On marche à côté, on soutient si nécessaire, mais on ne porte pas le sac à dos de l’autre. C’est une chaleur humaine contenue dans un cadre professionnel clair.


3. Nos conseils pour cultiver cette posture :

  1. L'écoute active mais orientée solutions : validez l'émotion de la personne (« Je comprends que ce soit difficile »), puis ramenez-la doucement vers l'action (« Qu'est-ce qui, aujourd'hui, pourrait vous aider à avancer ? »).

  2. Un cadre clair et transparent : pour que la personne comprenne clairement quel est notre champ de compétences et d’action et éviter un décalage entre ses attentes et ce qu’il nous est possible de faire.

  3. L'authenticité : on peut être professionnel tout en étant soi-même. Un sourire, une pointe d'humour ou le partage d'une anecdote (sans se confier personnellement) humanise la relation.

  4. L'analyse de pratique : personne n'est un robot. Parfois, une situation nous touche plus qu'une autre. En parler entre collègues permet de retrouver la bonne distance.


La juste proximité et le regard positif ne sont pas des concepts abstraits, ce sont des outils de travail. En créant ce climat de sécurité et de confiance, nous ne faisons pas que "suivre un dossier" : nous créons l'espace nécessaire pour que la personne puisse développer son pouvoir d’agir.



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